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L'éducation aux médias, ça nous regarde ! (suite et fin)

Rappelons les mots sur lesquels se terminait la première partie du billet :

Vous l’aurez compris, je suis persuadé que les télévisions communautaires autonomes ont quelque chose de positif à apporter pour enrichir l’éducation aux médias de la population québécoise et que cela serait une belle opportunité à saisir pour elles afin d’augmenter leur cote d’amour auprès de la population. Mais aussi, cela pourrait leur apporter une reconnaissance qui leur procurera de nouvelles sources de financement. Et ce sans trahir leur mission d’éducation populaire, au contraire!

Les TCA peuvent contribuer à la littératie médiatique de la population

Reprenons le point principal de mon argumentation : c’est que nous sommes bien placés en tant que médias d’information, et en particulier comme télévisions communautaires, pour contribuer à l’éducation aux médias de la population. Le fait que nous soyons des médias d’information nous habilite – au même titre que les autres médias (privés ou publics, radiophoniques ou écrits) – à instruire la population sur l’art de construire des nouvelles. Et, tel que je l’exprimais, plusieurs TCA le font déjà. Or ces émission faites par des citoyens (accompagnés par les professionnels de la télévision) assurent à celles et ceux qui auront vécu ces expérience une initiation significative à l’univers des médias.

Certes, les apprentissages effectués varieront en fonction du degré d’implication, des connaissances préalables, et de la nature des tâches effectuées (que ce soit au plan de la conception, de la réalisation, de l’animation ou du processus de production lui-même). 

Mais, dans tous les cas, il est certain que ces citoyens acteurs de leur télévision communautaire seront sensibilisés au fait qu’il entre toujours une part de création dans les publications médiatiques. De sorte que même si les nouvelles sont présentées comme des présentations d’informations, ces informations sont en réalité le fruit d’une construction (ne serait-ce que par le cadrage) et jamais des faits bruts.

L’information n’est jamais « donnée » sans filtre. Toute présentation de faits formant une nouvelle équivaut au fond à raconter une histoire, ce qui implique forcément une part d’interprétation. Par le choix des mots, du ton de l’éclairage (tant au sens de la perspective choisie pour en parler que littéralement du type d’éclairage).

«L’information, sous quelque définition qu’on la prenne, n’est pas un donné préalable, et encore moins une chose existant en soi dans le réel : elle est le produit d’une construction intellectuelle et sociale[13]. »

Si on sélectionne deux des besoins qui reviennent le plus fréquemment selon une étude portant sur les « centres d’accès » que sont les médias communautaires[14], on constate qu’ils ont un rapport étroit avec l’éducation aux médias ou à la culture informationnelle :

  • pour fournir de l’information locale ainsi qu’un enseignement adapté à la communauté;
  • pour démystifier la technologie et développer des connaissances médiatiques, afin que la communauté puisse mieux interpréter les services de la télévision commerciale et nationale[15].

C’est ce dernier point qui a le rapport le plus étroit à la littératie médiatique (et numérique). Mais le premier, bien qu’il se rapport de manière plus générale à la valeur éducative des émissions des TCA, nous rappelle que les TCA sont habituées de tenir compte des besoins de formation de leurs publics, 

Autrement dit, comme elles rendent disponible leurs contenus sur le web pour des résidents de leur secteur d’activité qui ne sont pas abonnés au câblodistributeur, par le fait même, cela crée une offre plus diversifiée informations (ou cela pallie à la pauvreté informationnelle dans le secteur) et cela permet aux résidents du coin et aux autres citoyens ou chercheurs d’accéder à des points de vue éclairants sur ce qui se passe dans cette communauté. Elles produisent donc de l’information de première main, dont l’authenticité ne peut être contestée et permettent un accès à cette source pour toute personne qui a le web ou un abonnement au canal linéaire du coin.

Nous entrons maintenant dans les aspects par rapport auxquels les spécificités des TCA jouent un rôle pour en faire des acteurs privilégies de l’éducation aux médias car ces caractéristiques qui leur sont propres sont particulièrement favorables au développement d’une littératie numérique chez les spectateurs.

Le premier point concerne l’opportunité qu’elles donnent aux membres de leur public local de participer activement à la production d’émissions. Les télévisions communautaires autonomes sont aussi des télévisions d’accès. C’est à dire qu’elles sont capables de fournir à des citoyens les moyens de participer à la création de contenus originaux y compris à la production de nouvelles d’intérêt public. Elles permettent aux citoyens de participer à la création d’informations locales.…

Puis, elles servent d’écoles professionnelles pour de nombreux journalistes qui viennent y faire leurs classes. Ces journalistes y apportent aussi de nouvelles pratiques qu’ils ont apprises lors de leur formation récente. Cela bénéficie à toute l’équipe dont les bénévoles qui deviennent des contributeurs plus avertis à la création d’informations de qualité.

Les TCA ne se prennent pas pour d'autres, mais elles sont capables de s'améliorer... en collaborant avec d'autres acteurs culturels !

Les TCA sont conscientes de la nécessité de se former sur les règles de l’art du métier de journaliste et sur comment s’assurer de la validité des sources des informations sur lesquelles elles se fondent pour produire des nouvelles. Et elles souhaitent aussi se former aux pratiques relatives à la bonne gestion de l’information à l’ère du numérique.

Elles offrent déjà des formations à leurs bénévoles, dans certains cas. Elles peuvent avoir des progrès à faire du côté des pratiques pédagogiques. Mais elles peuvent certainement devenir des partenaires précieux (et elles le sont déjà dans certains cas) pour des professeurs qui veulent exposer leurs étudiants à la réalité de la conception de publications médiatiques dans un souci de leur offrir une éducation pratique aux médias. Et elles auront l’occasion de s’améliorer dans le domaine des technique de transmission de connaissances en collaborant avec des experts en médiation fournis par des musées ou des bibliothèques. 

Comme le dit David R. Lankes dans Expect more. Demanding Better Libraries for Today’s Complex World, le véritable rôle des bibliothécaire aujourd’hui est de faciliter la création collective de connaissances; ce n’est pas uniquement de maintenir en ordre une collection d’ouvrages[16]
De manière analogue, on pourrait dire que le rôle des médias aujourd’hui est de favoriser une participation plus active et mieux informée des citoyens d’aujourd’hui aux activités ayant une portée collective (y compris celles qui ont une relation étroite avec la création de connaissance). Le premier défi commun aux deux métiers est donc de penser des collaborations entre divers milieux pour favoriser des projets développant le sens critique des citoyens et les encourageant à participer aux solutions.

Les TCA ont déjà un pied dans la formation de la population à la littératie numérique parce qu’elles font de l’éducation aux médias. En effet, cela fait partie de leur mission, et surtout c’est complémentaire aux autres volets de leur mission on plus de répondre à l’objectif de transformation numérique.

Il vaut la peine de s’engager résolument sur cette voie

Ces arguments qui tendent à montrer que nous sommes en bonne position pour participer de différentes façons à l’amélioration du niveau de littératie numérique de la population. Maintenant la question qui se pose est la suivante : « le fait que nous puissions le faire implique-t-il que nous devions le faire ? » Bien entendu, si nous répondons par l’affirmative, cela va avoir un coût. Car nous devrons y mettre les efforts, et investir temps et argent dans des formations.

L’éducation aux médias est un processus continu : le chemin compte plus que la fin

La question en est-une d’opportunité : le défi que cette mission que nous nous donnerions représente vaudrait-il la peine d’être relevé? À mon avis, oui. D’une part, cela est en fait déjà au coeur de notre mission, comme je viens de l’expliquer. Il s’agit cependant de réactualiser notre engagement pour servir la population pas uniquement en lui donnant des nouvelles mais encore en lui permettant de prendre part activement dans le processus de leur création. D’autre part, nous avons vu dès le début que c’est un des buts principaux du PCN (Plan culturel numérique) qui vise à vous accompagner dans votre transformation numérique que de vous permettre d’accéder à un degré de littératie numérique supérieure. La raison en est encore une fois que l’on estime que si vous avez acquis cette compréhension intime de la façon dont les médias numériques fonctionnent vous allez être à même de vous organiser pour survivre et même vous épanouir au sein de cet environnement. Alors, on peut dire que d’une certaine façon c’est à ce prix que vous pourrez conserver le statut de médias « autonomes », même si cela s’accompagne de nouvelles sources de financement pour vous remercier des services que vous serez en mesure de rendre à partir du moment où vous maîtriserez bien les codes de cette nouvelle culture communicationnelle. En tant que telle votre formation à la littératie numérique (ou votre éducation aux médias numériques) ne sera jamais finie. Pas plus que vous pourrez dire un jour : j’ai terminé ma transformation numérique. La raison en est que ce qui caractérise l’environnement numérique est qu’il change très rapidement. C’est pourquoi j’ai dit « la transformation numérique n’est pas le but » mais que l’acquisition des compétences nécessaires pour constamment apprendre à s’orienter dans cet environnement (et c’est le coeur de la littératie numérique) est le véritable but de l’accompagnement que je suis censé vous offrir. En ayant acquis cette capacité d’identifier les modifications qui se produisent dans l’écosystème informationnel, vous aurez aussi développé les aptitudes nécessaires pour vous adapter aux changements en question. Le fait d’avoir appris à évoluer avec les transformations du milieu est le signe d’une adaptation réussie à celui-ci.

Le défi est de nous motiver en surmontant notre résistance au changement

C’est ce processus d’ajustement constant qui est le but poursuivi lorsqu’on parle d’intégration de la culture numérique. Il s’agit donc d’arriver à surmonter nos résistances au changement pour parvenir à faire preuve de suffisamment de flexibilité pour devenir aussi différent que nécessaire pour demeurer vivant comme télévision communautaire dans ce contexte. Mais cela ne veut pas dire que l’on doit se laisser dénaturer par de mauvaises influences que certains joueurs essaient d’avoir sur l’ensemble du monde de l’information (en poussant tous les acteurs à se tourner vers l’info-spectacle ou l’info-pub). Mais alors, comment savoir si nous ne faisons que nous mouler sur les usages qui deviennent la norme autour de nous ou si nous n’effectuons que les ajustements nécessaires pour continuer de remplir notre mission de médias d’information? C’est une très bonne et très difficile question. Pour le savoir, il sera important de rester en contact étroit avec nos auditoires et d’être sensibles à leurs réactions à nos changements. Mais nous aurons aussi intérêt à nous concerter régulièrement pour être en mesure de prendre une distance par rapport à nos activités comme TCA individuelle en nous référant aux modifications en cours parmi l’ensemble des TCA. Ce faisant nous serons plus à même de percevoir si nous allons trop loin dans une direction ou dans une autre sous prétexte de nous ajuste aux changements se produisant autour de nous. Mais la modification de notre attitude pour être plus souples et plus capables d’évoluer avec les autres TCA dans le sens d’une plus grande capacité à nous situer en relation avec ce contexte où la capacité à apprendre ce qui se passe devient elle-même une aptitude adaptative, cela vient avec une responsabilité.

La nécessité de s’adapter : une raison de nous entraider

Car, dans un monde en modification continuelle, cette adaptabilité que confère la littératie numérique (conçue comme le fruit d’une éducation aux médias qui se renouvelle) devient un avantage concurrentiel par rapport aux autres acteurs de la scène médiatique. Or, notre raison d’être n’est pas d’écraser nos adversaires comme nous y pousse pourtant le modèle capitaliste de développement économique. Nous avons néanmoins le devoir d’exploiter cet avantage concurrentiel faute de quoi ce serait comme un gaspillage de ressource. Alors la meilleure manière de mobiliser cette richesse que procure la compréhension des règles du jeu numérique, c’est de nous organiser avec les autres acteurs qui en possèdent une bonne, pour conjuguer nos efforts afin d’en faire bénéficier ceux qui en ont une moins bonne. On doit donc espérer que notre attitude généreuse vis à vis les groupes et individus qui seraient rapidement dépassés par les mutations survenues dans les méthodes de travail en lien avec les métamorphoses des modes de communication, si nous ne les avions aidés à s’y retrouver pour mieux poser leurs repères, sera appréciée par l’ensemble des acteurs de l’écosystème de sorte que se créera une solidarité autour de nous car nous contribuons non seulement à les informer mais que nous aidons également à les instruire de ce qu’ils peuvent faire pour mieux s’informer. Cela me semble logique qu’une aide en retour nous soit octroyée pour les services rendus. Mais cela n’est pas garanti. Et il y a un risque que nous nous épuisions à ne pas nous contenter de nous former nous-mêmes et à mettre les énergies nécessaires à faire profiter aux autres des apprentissages que nous aurons effectués. Cependant, il me semble que c’est le prix à payer pour que nous soyons véritablement nous-mêmes, jusqu’au bout, malgré les changements importants qui surviennent et qui continueront de survenir autour de nous et qui ne manqueront pas de nous affecter comme ils nous ont déjà beaucoup affectés. Ce que j’essaie de dire est que cela ne nous ressemblerait pas d’engranger des connaissances nouvelles pour les garder pour nous et en priver nos auditeurs actuels et potentiels. Et surtout je suis plus enthousiaste à l’idée que nous nous acheminons résolument sur la voie du partage de nos apprentissages qu’à la pensée de priver nos publics de ces atouts indispensables pour demeurer à flots dans une société de l’information aux mouvements incessants.

Le prix de l’inaction

Le prix à payer si nous avancions vers le moment final de notre parcours où il nous reviendra de nous regarder dans le miroir et de faire le bilan de notre cheminement serait exorbitant car nous ne pourrions même pas nous reconnaître. Alors que si nous poursuivons le travail déjà bien commencé pour faire bénéficier aux membres de nos communautés des savoir faire et des bonnes pratiques que la volonté de nous (in)former de manière continue nous a permis d’acquérir jusqu’ici, nous serons – en demeurant fidèles à cette attitude plus altruiste – en confiance pour nous avancer fièrement face à la glace, et je suis prêt à miser une somme énorme que nous aurons un regard digne et une allure noble lorsque notre reflet viendra frapper notre rétine en ce moment névralgique de notre existence.

Le meilleur choix, être fidèles à notre mission

Autrement, dit, nous ne pouvons pas perdre si nous suivons cette avenue. Numérique ou non, ce chemin est le bon, car il s’inscrit dans le droit prolongement de notre mission. Mais si nous nous servons des compétences numériques que nous parviendrons à acquérir pour dépasser les autres médias communautaires, nous nous retrouverons isolés avec une illusion de savoir qui ne vaudra plus rien dans un contexte où les communautés seront décimées, car privées de l’assise de leur démocratie.

Ce scénario sombre, nous ne le souhaitons pour rien au monde. Et si nous décidions de ne pas faire d’éducation aux médias du tout, nous aurions perdus d’avance. Car le monde de demain ne demande pas moins que des acteurs sociaux qui s’intéressent à son sens.

Des initiatives intéressantes en éducation aux médias

Exemples d’éducation aux médias par les TCA membres de la Fédération

Pour démontrer que nous sommes déjà bien alignés dans cette direction, je ferai valoir certains exemples d’émissions réalisées par des TCA qui contribuent à la littératie médiatique des spectateurs des TCA.

  • Le jeu de type «génies en herbe» pour enfants Le Club des Ingénieux à TVC7 Amos. La première question posée lors de cet épisode porte sur la définition d’un type de média : « Quel mot désigne la publication jour après jour des nouvelles de la veille? »  Avez-vous la réponse ?
  • Un des enjeux de l'éducation aux médias, c'est la qualité de l'information. INFO-CJSR est un bulletin de nouvelles hebdomadaire représentatif de ce qu’est un téléjournal. Mais il présente l'actualité locale d'un point de vue qui est plus proche des préoccupations des citoyens. Cela contribue à la diversité des sources d'information et accroît son intérêt pour le public visé. Diversité et intérêt sont deux facteurs de qualité de l'information. 
  • À Télé-sourire, en Gaspésie, une émission est réalisée par des étudiants du secondaire. Les jeunes au volant de Boulevard 132  sont accompagnés par des professionnels (caméraman, monteur) mais assument des responsabilités importantes (animation, recherche, conception) et reçoivent (ou se donnent) de ce fait une éducation pratique aux médias de première classe ; et ils nous offrent par la même occasion un point de vue unique sur la réalité régionale. Leur curiosité n'a d'égal que leur dynamisme. Et la rigueur est au rendez-vous, dans la bonne humeur ;)
  • La télé communautaire du Haut-pays-les-basques (TCHB), en basse Côte-Nord, propose une version théâtralisée du bulletin d’information, Bienvenue à bord, qui mise sur la dimension divertissement des médias audiovisuels pour amener les publics de différents âges vers les nouvelles. Une idée originale de Mark-André Pépin qui est l'animateur-monteur, journaliste et coordonnateur de la programmation. Il incarne le Capitaine Pépin LeBref. Le journal est divisé en capsules qui peuvent être visionnées séparément sur le web.
  • La Télé du Haut-du-Lac diffuse une émission qui s’appelle Qu’en pensez-vous ? qui permet un dialogue entre l'animateur Pierre Turcotte et son invité.e du jour autour d'enjeux présents dans l'actualité. Les nouvelles servent ici de points de départ pour une réflexion plus approfondie, permettant ainsi d'apporter un éclairage critique sur le monde dans lequel on vit. Un exemple éloquent ici avec Joanie Riendeau (le 4 février 2019).

Ces exemples montrent à tout le moins que les TCA sont des médias d’information. Mais elles permettent à celle-ci (l'information) de prendre différentes formes, s’adressant à une variété de publics. Parfois des membres de l’auditoire participent même activement à la création du contenu.

Ils en ressortent alors certainement avec une compréhension plus claire du fait que les informations sont le fruit d’une construction. 

Conclusion  

Comment les TCA peuvent-elle contribuer à la littératie médiatique de la population?

Comment les TCA peuvent-elles jouer ce rôle (double rôle de maintenir, voire de rétablir la confiance des citoyens dans les médias et en même temps de fournir une motivation supplémentaire aux citoyens pour se tenir informés en leur procurant un autre moyen d’accéder à de l’information personnalisée au sens de « qui les touche » en lien avec leur appartenance à une communauté, ou à une région et à la culture québécoise) ?

D’abord en continuant de remplir leur mission qui est de fournir de l’information locale pertinente à leur population.

Deuxièmement en s’organisant pour se former de manière continue à la littératie médiatique à l’ère des médias numériques et pour en faire profiter leurs télé-spectateurs tant sur la canal linéaire que sur le web.

Troisièmement, en multipliant les initiatives pour permettre à des citoyens de participer à la production de contenu télévisuel, car c’est encore la meilleure manière de sensibiliser le public aux précautions à prendre lorsqu’on «consomme» de l’information que de lui donner l’opportunité de contribuer au processus de création de contenus informationnels.

Pour conclure, le PCN vise à vous permettre d’acquérir une connaissance et une certaine maîtrise de ces bonnes pratiques. L’objectif est que vous puissiez vous positionner pour réussir votre transformation numérique en étant engagés sur la voie de l’autonomie après trois ans.

Enfin, d'après vous, l’éducation aux médias, ça nous regarde ? Oui... Alors, voyons-y ! 

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Crédits photos : Rawpixel


RÉFÉRENCES

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Périne Brotcorne et al., Diversité et vulnérabilité dans les usages des TIC. La fracture numérique au second degré, Gent, Academia Press, 2010, coll. « Société et avenir », 239 p. http://www.belspo.be/belspo/ta...

Dominique CARDON, À quoi rêvent les algorithmes? Nos vies à l’heure des big data, Paris, Seuil, coll. "La République des Idées", 2015, 108 p. (ISBN 978-2-02-127996-2).

Gabriel Dumoucher, Publications, http://www.gabrieldumouchel.ca...

Xavier EUTROPE, « Que veut vraiment dire éduquer aux médias ? », La revue des médias (INA), 19 juin 2018 (MAJ 6 mars 2019) https://larevuedesmedias.ina.fr/que-veut-vraiment-dire-eduquer-aux-medias

Pierre FASTREZ, « Quelles compétences le concept de littératie médiatique englobe-t-il ? », Recherches en communications, no 33, pp. 35-52, 2010 http://hdl.handle.net/2078.1/110537

Habilo Médias, Les fondements de la littératie numérique, https://habilomedias.ca/littératie-numérique-et-éducation-aux-médias/informations-générales/principes-fondamentaux-de-la-littératie-numérique-et-de-léducation-aux-médias/les-fondements-de-la-littératie-numérique

Jennifer LaGarde et Darren Hudgins, « Teaching Fact vs. Fiction when seeing is no longer believing », blogue de l’ISTE, 19 juin 2019. https://www.iste.org/explore/digital-and-media-literacy/teaching-fact-vs-fiction-when-seeing-no-longer-believing

Normand LANDRY et Anne-Sophie LETELLIER (dir.), L’éducation aux médias à l’ère numérique. Entre fondations et renouvellement, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2016.

Normand LANDY et Chantal ROUSSEL, « Articuler éducation aux médias et citoyenneté : une analyse du Programme de formation de l’école québécoise préscolaire et primaire », in Lien social et politique, no. 80, 2018, p. 34-51.

Marlène LOICQ, « Médias et interculturalité: l’éducation aux médias dans une perspective comparative internationale (Australie, Québec, France) », Sciences de l’information et de la communication, Université de la Sorbonne nouvelle - Paris III, 2011. https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01547254/

Marie-Ève MORASSE, « Les aspirants enseignants sont critiques mais peu formés », La Presse+, 26 juillet 2019, http://plus.lapresse.ca/screens/3a37fb5c-eb4c-4d18-87e6-135182bfc799__7C___0.html

Michel PICHETTE, L’Éducation aux médias dans l’éducation des adultes au Québec, 2005, Monographie, Comité sur les nouvelles technologies, Institut de Coopération pour l’Éducation des Adultes (ICEA), 2005. [Autorisation accordée par l'auteur le 2 mai 2006 de diffuser ce texte dans Les Classiques des sciences sociales.] http://classiques.uqac.ca/contemporains/pichette_michel/education_medias_ed_adultes_qc/education_medias_ed_adultes_qc.html

RIRE-CITREQ, L’éducaton aux médias (dossier thématique), http://rire.ctreq.qc.ca/2016/10/education-medias-dt/

TELUQ, Pour en finir avec les fausses nouvelles. L’Avenir des politiques et des pratiques en éducation aux médias, colloque à BAnQ, Montréal,10-11 nov. 2018, co-organisé par la Chaire de recherche en éducation aux médias et droits humains et le Centre d’Étude sur les Médias, Grande Bibliothèque https://media-education2018.teluq.ca/fr/programme.php

UNESCO, Déclaration de Grünwald sur l’éducation aux médias, Pologne, 1982 http://www.unesco.org/education/pdf/MEDIA_F.PDF

Patrick VERNIERS (Éd.), L’Éducation aux médias en Europe. Controverses, défis et perspectives, Bruxelles, EuroMeduc, 2009, 208 p. https://euromeduc.eu/IMG/pdf/E...

Des ressources sur la culture numérique

Pour le lexique sur la culture numérique (constitué à l'occasion de l'écriture de ce premier billet du blogue Avenumérique, et contenant surtout des notions liées à l'éducation aux médias et à la littératie numérique pour l'instant, mais qui évoluera régulièrement) et les ressources en éducation aux médias et littératie numérique, rendez-vous sur les pages de la boite à outils (en cours d'élaboration et pour laquelle nous vous invitons à contribuer par des demandes et des suggestions) correspondantes : 

  • Vocabulaire  [Découvrez les notions définies jusqu'ici dans le lexique]
  • Ressources en éducation aux médias 
  • Fondements historiques et critiques de la culture numérique
  • Concepts et champs d'application de la littératie numérique.

La plupart de ces ressources sont en cours de création. Le lexique évoluera pour mieux répondre aux besoins des TCA.


NOTES

[13] Présentation de la notion de «journalisme» par l’Université de Liège (Belgique) http://www.infocom.uliege.be/?... 

[14] CRTC, Politiques de télévision communautaire et pratiques dans le monde, TimeScape Productions, 2009, 164 p. Disponible sur le site de la Fédération : https://fedetvc.qc.ca/documents/medias/etudes-memoire-documents/Politiques-television-communautaire_-pratiques-dans-monde.pdf

[15] Ibid., p. 142. C’est dans le point sur les « besoins culturels et les besoins en matière de communication de la communauté » dans le chapitre Résumé du rapport. Pour les besoins au Canada, les rôles des médias communautaires sont formulés différemment, mais les deux se recoupent (cf. pp. 18-19). 

[16] Présentation de la traduction française de l’ouvrage Expect mode (Plaidoyer pour de meilleurs bibliothèques) sur Sens public : http://sens-public.org/article...