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Historique, mission et valeurs

Notre histoire

Fondée en 1998, la Fédération regroupe actuellement 41 télévisions communautaires autonomes. Il s’agit d’un organisme à but non lucratif dont le conseil d’administration est composé de délégués élus en assemblée générale.

Les objectifs de la Fédération sont de promouvoir le développement de la télévision communautaire autonome (TCA) au Québec, de favoriser la concertation entre les membres de l’association et avec les différents partenaires du milieu. Elle s’emploie également à défendre et à promouvoir les intérêts de ses membres ainsi qu'à consolider et à développer le financement de la télévision communautaire autonome. La Fédération est au service de ses membres. Son travail est donc de mettre en lien ces derniers, de représenter les TCA auprès de différentes instances comme le CRTC, les ministères, notamment le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ), les commissions, les comités, les câblodistributeurs et les partenaires privés, publics et communautaires, etc.

La Fédération reste en contact avec ses membres par la production de bulletins de liaison, la mise à jour de son site Internet et d'autres mécanismes de communication. La représentation des TCA auprès de différentes instances occupe aussi une grande partie de son temps, tout comme la concertation des TCA avec les partenaires du milieu. La promotion de la télévision communautaire autonome au Québec et de la Fédération reste une activité importante pour cette dernière, en plus de la réalisation d’activités de concertation entre les TCA. La consolidation et le développement du financement des TCA et la recherche ponctuelle pour les membres font partie des services offerts.

Les services offerts :

  • Rédaction de bulletins de liaison;
  • Alimentation des réseaux sociaux;
  • Représentation des TCA auprès des différentes instances;
  • Promotion des TCA et de la Fédération;
  • Réalisation d’activités de concertation entre les TCA;
  • Concertation entre les TCA et les partenaires du milieu;
  • Consolidation et développement du financement des TCA;
  • Recherches ponctuelles pour les membres;
  • Soutien à la formation des membres. 

Pendant plus de quinze ans, les télévisions communautaires autonomes du Québec ont pu se rencontrer, se développer, prendre la parole collectivement et influencer le politique au sein d'un regroupement national. Depuis 1977, le Regroupement des organismes communautaires en communication du Québec (ROCCQ) regroupait les TVC implantées en province, alors que l’Association des télévisions communautaires du Québec (ATVCQ) réunissait celles de la région métropolitaine. On parlait à l'époque d'une quarantaine de groupes dont la base démocratique était composée de membres qui y adhéraient et payaient leur cotisation annuelle.

En 1987, le ministère des Communications du Québec annonçait son retrait complet du financement des TVC. À la suite de cette décision, les deux associations fusionnaient pour former le RTCLQ (Regroupement des télévisions communautaires et locales du Québec). Cette fusion s'est avérée difficile. Individuellement, les télévisions communautaires étaient aux prises avec de graves difficultés financières. Plusieurs se sont concentrées sur leur propre survie, délaissant leur association nationale.

L'année 1992-1993 marquait la fin des activités du RTCLQ. Des problèmes structurels importants, des divergences de vues entre les instances administratives et les membres ainsi que les problèmes financiers de l'association furent à l'origine de la disparition du RTCLQ. Par la suite, un grand silence s’est installé. Certaines TVC ont maintenu des contacts, mais ces initiatives restaient isolées. Pendant ce temps, les télévisions communautaires autonomes du Québec étaient sans vision, sans voix commune. Il en était de même pour le ministère des Communications du Québec qui, en perdant le contact avec les TVC, s'est privé de la connaissance et de l'expertise reliée à leur existence.

Depuis 1981, les employés des entreprises de câblodistribution ont leur propre association, l’Association des programmateurs de la télédistribution du Québec (l'APTQ). Ces programmateurs reçoivent leurs mandats des entreprises de câble et s'assurent de répondre aux demandes du milieu en matière de programmation. Ce sont les câblodistributeurs qui paient la cotisation de leurs employés. Plusieurs dossiers qui intéressent l'APTQ intéressent aussi les TVC autonomes.

En 1993, l'APTQ a pris l'initiative d'inclure les TVC autonomes dans ses rangs. Ces dernières, sans être vraiment consultées, se sont retrouvées sur la liste de membres, leur cotisation étant même payée par l'entreprise de câble. C'est de cette façon qu'en 1995, l'APTQ a vu son membership atteindre 68 membres, dont 33 télévisions communautaires autonomes. Ces dernières n'avaient cependant ni droit de vote ni siège au comité exécutif. Les TVC autonomes devront attendre jusqu’en 1997 pour voir l'APTQ modifier ses règlements généraux afin qu’on leur accorde le droit de vote et le pouvoir de siéger au comité exécutif.

Une douzaine de télévisions communautaires autonomes, par besoin de rencontres et d'échanges, se sont intéressées aux activités de l'APTQ et y ont participé.

En route vers un regroupement

Depuis la disparition du RTCLQ, plusieurs décisions et événements ayant un impact direct sur la vie des TVC autonomes se sont produits sans que celles-ci se manifestent collectivement pour les commenter ou les orienter.

En 1995, les TVC sont à nouveau admissibles au Programme d'aide aux médias communautaires, le PAMEC. Des télévisions communautaires réagissent sur une base individuelle aux critères de ce nouveau programme, reprochant au ministère de ne pas répondre réellement aux besoins des TVC, de manquer de vision et enfin de ne pas avoir été consultées lors de l'élaboration de ce programme qui leur était destiné.

Au printemps 1996, une rencontre a lieu entre des représentants du ministère, Gilbert Guérin, responsable du programme pour l'ensemble du Québec, Daniel Ruette pour les régions de la Mauricie et des Bois-Francs, Fernand Caron pour Chaudière-Appalaches et les TVC des Bois-Francs et de la région de l'Amiante. D'une part, les gens du ministère constatent leur méconnaissance des différentes réalités que vivent les TVC autonomes. D'autre part, les TVC présentes réalisent que si les télévisions communautaires désirent être consultées collectivement, elles devront se réunir au sein d'une structure de représentation.

En mai 1996, deux demandes de financement émanant de deux régions différentes et visant la mise sur pied d'un regroupement sont présentées au ministère. Les deux demandes sont rejetées, mais l'élan est donné.

En mars 1997, huit TVC préparent une rencontre avec le nouveau responsable du programme PAMEC. Malheureusement, celui-ci est affecté à un autre dossier : la rencontre avorte.

En mai 1997, les TVC de Plessisville (Benoit Jean), de l'Amiante (Louise Nadeau) et des Bois-Francs (Isabelle Voyer) présentent une demande de subvention au volet « Associations nationales » du PAMEC pour tenir un colloque des TVC autonomes. Cette demande est appuyée par onze télévisions communautaires et trois regroupements nationaux (Association des médias écrits communautaires, Association des radiodiffuseurs communautaires et la Table nationale des corporations de développement communautaires). Une subvention de 10 000 $ est accordée, le colloque est annoncé pour février 1998.

Le 4 décembre 1997, les télévisions communautaires autonomes du Québec sont conviées à participer à leur premier colloque.

La rencontre a lieu à peine deux mois et demi plus tard, soit la fin de semaine du 21 février. De nombreuses discussions ont eu lieu durant ces trois jours. Les télévisions communautaires autonomes ont pu discuter entre elles des questions de financement, de leur rôle, de leur mission et également de la mise en place d’un groupe de travail qui aurait comme mandat d’élaborer une proposition de regroupement des télévisions communautaires autonomes. Mais ce qui ressort de ce premier colloque, c’est le plaisir et le besoin de se rassembler pour faire front commun. Encore aujourd’hui, 20 ans après sa création, ce que les membres de la Fédération des télévisions communautaires autonomes disent à la suite du congrès annuel, c’est le plaisir qu’ils ressentent chaque année à se réunir et à échanger ensemble.

  • C’est grâce à un fait historique qu’on note la présence de la Fédération au Centre-du-Québec. Ce sont les télévisions de la région des Bois-Francs, de l’Érable et de l’Amiante qui ont créé la Fédération. Dès le départ, sans se poser de questions, il était évident que le regroupement se trouverait en région et non pas à Montréal ou à Québec. La réalité des télévisions communautaires étant régionale, tous trois étaient d’avis que la Fédération devait être à l’image de ses membres et rester régionale. La Fédération pouvait ainsi garder son pouls régional. Plessisville fut choisie à l’époque, étant la ville la plus près de Québec.
  • Dès la deuxième réunion, le CA adoptait et nommait le regroupement comme suit : la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec.
  • Le premier bulletin de liaison à paraître fut l’édition de février 1999.
  • Le site Internet fut lancé en 2000.
  • Le logo original de la Fédération fut réalisé par une artiste-graphiste de Plessisville, Johanne Talbot, en 2000 et resta le même jusqu’en 2014. Les trois écrans, de couleurs différentes, permettaient de démontrer le caractère unique de chaque TVC. Vous pouviez apercevoir, en y portant une attention particulière, le F de Fédération et le Q de Québec dans le logo.
  • Le 15e anniversaire de la Fédération a été le prétexte idéal pour renouveler le logo de la Fédération. Il a été dévoilé lors de la soirée d'ouverture du congrès 2013.
  • Après la sortie de la politique réglementaire 2010-622, la Fédération a voulu se distinguer des télévisions communautaires de câblodistributeurs en adoptant une nouvelle terminologie, celle des TCA, en opposition aux TVC.