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FIC 2022 : retour vers la présence...

FIC 2022 : retour vers la présence...

Le caractère marquant du FIC en présence (alors que la rencontre nationale des ADN était à distance)

Cela fait déjà plus d'un mois, j'ai eu la chance de revoir enfin «en personne» des collègues ADN lors du Forum des innovations culturelles (FIC) à Québec. 
C'est le 7 avril qu'eut lieu, au Terminal de croisière du port de Québec (comme lors de l'édition 2019, où les ADN s'étaient réunis la première fois), le «retour vers la présence» du FIC, dans le cadre de la 6e édition de la Semaine numériQc. Je me suis rendu sur place à cette occasion, notamment pour soutenir deux amies ADN qui présentaient une conférence conjointe sur la cocréation. J'y reviendrai.
Je présenterai aussi rapidement des évènements que j'ai pu visionner en différé et qui ont eu lieu un autre des jours de cette semaine bien occupée.
Si vous avez lu mon billet d'il y a deux semaines concernant la 8e rencontre nationale du RADN (à laquelle toute l'équipe de la Fédération a participé), vous vous rappellerez que celle-ci fut répartie sur tout un mois (de la mi-mars à la mi-avril environ), et qu'elle eut lieu à distance encore une (dernière!?) fois. C'est pourquoi cette opportunité de nous voir «pour vrai» lors du FIC, et de prendre ainsi part «sur place» à la Semaine numériQc - qui se tenait du 4 au 8 avril (et qui justifia donc que nous interrompions la rencontre nationale des ADN cette semaine-là) - par contraste avec nos échanges encore limités à des visionnements de visages sur écrans (même si cela facilita la participation des équipes des ADN), revêtit un caractère si marquant.

Cependant, il n'y a pas que le fait d'avoir pu enfin se revoir et se parler pendant les pauses cafés ou lors du dîner qui rendit l'édition 2022 du FIC si unique.
Le caractère mémorable du FIC s'explique aussi par la qualité des contenus qui y ont été présentés.
Jugez-en d'abord par la programmation: Accédez à la programmation de la Semaine numériQc, sélectionnez le 7 avril et filtrez au moyen de la première thématique : «Forum des innovations culturelles» (cochez puis appuyez sur 'Enter').

Mais, avant d'aller plus loin, assurons-nous que tout le monde suit : qu'est-ce que le FIC ?

Qu'est-ce que le FIC ?

Comme la Semaine numériQc, au coeur de laquelle il prend place depuis 2017 (avec une interruption en 2020), le Forum des innovations culturelles est organisé par Québec numérique, un organisme qui offre des services conseils pour des organismes culturels de partout au Québec (en lien avec la mesure 99 du PCNQ), fort de son expérience en accompagnement de commerces de la ville de Québec et de la MRC de Poertneuf dans leur virage numérique. Québec numérique organise d'autres évènements à fort impact comme le WAQ (Web à Québec) en plus d'offrir de la formation. D'autres évènements s'associent à la Semaine numériQc comme iAQ (intelligence artificielle Québec) devenu RVIAQ (Rendez-vous IA Québec) et RAQ (Réalité augmentée Québec). 
La semaine numériQc comporte donc différents volets, dont certains sont plus orientés vers le commerce électronique, la sécurité informatique, les services gouvernementaux ou des domaines plus particuliers comme les assurances (InsurTech) ou le tourisme(e-tourisme, anciennement «territoires connectés»). Le Forum des innovations culturelles représente donc le volet proprement culturel de cette grande rencontre annuelle entre les acteurs de l'innovation à tous les niveaux au Québec afin de favoriser le maillage et les collaborations intersectorielles.

Comme le dit la page 'À propos' du FIC, celui-ci est «avant tout une source d’inspiration, de partage de connaissances et d’expérience».

Ce rendez-vous des acteurs qui ont à cœur de faire bénéficier aux secteurs culturels des avancées du numérique vise donc à leur permettre de réseauter et de faire le point sur les initiatives qui ont du succès et sur les tendances qui se dessinent.

Cette 6e édition était la première à offrir une «expérience hybride». C'est-à-dire qu'à l'achat du billet pour le FIC, on pouvait assister à l'ensemble des évènements de la Semaine numériQc à distance et choisir à quelles activités du FIC on voulait assister en direct (à distance ou en présence) les autres pouvant être revisionnés en différé (jusqu'au 8 juillet). 

Lisez mon retour sur la 5e édition, qui s'est déroulée (en raison de la COVID en 2021) complètement en ligne (et non de manière hybride ou en «comodal»: utilisant les deux 'modes' : en présence et à distance). 

Pourquoi y étais-je ?

Je l'ai dit, l'édition de cette année marquait un «retour vers la présence» (et était marquante déjà par ce fait-même). D'où le titre de ce billet. À propos du titre, comme, au FIC, il est question d'innovations, vous aurez compris que je fais un clin d'oeil au film Retour vers le futur. Cette allusion vise à souligner le fait que l'«avenir» (les innovations liées au numérique) se manifeste de plus en plus souvent du sein même de notre «présent». Et, en même temps (est-ce paradoxal ?), nous réalisons de plus en plus intensément à quel point les moments que nous pouvons partager en présence les uns des autres ont une valeur particulière.
Cette valeur irremplaçable de la présence, je l'ai bien ressentie en participant à l'évènement en direct et sur place. 
De plus, il y a une partie des évènements qui ne sont pas accessibles en rediffusion, et j'ai nommé : les périodes de questions. Or, ceux qui me connaissent savent à quel point j'apprécie de pouvoir poser des questions...
Avant de vous présenter le contenu des quatre conférences et du panel du FIC auxquels j'ai assisté, voici les conférences des autres évènements collaborateurs de la Semaine numériQc que j'ai réécoutées en différé.

Un aperçu des autres volets de la Semaine numériQc 

En effet, étant donné que les évènements étaient enregistrés, j'ai pu assister en différé à certaines des conférences du RVIAQ et du RAQ qui me paraissaient particulièrement intéressants.

RVIAQ (anciennement iAQ)

Séance hommage à François Laviolette

Il a été source de cohésion entre les acteurs de la technologie. Malheureusement, on ne le retrouve plus dans la programmation. Mais IVADO lui rendait hommage en janvier:
https://ivado.ca/2022/01/26/ho...

 Et un colloque lui est dédié à l'ACFAS https://www.acfas.ca/evenement...

Annotation de données en vision chez Sama : considérations sociales, automatisation et intervention humaine

Frédéric Rattle, directeur de l’IA (Sama)

Préparez vos données ! 

Importance de préparer ses données

Sarah Legendre Bilodeau, CEO (Videns)

Sébastien Duguay¸ architecte de solutions (Videns)

Visent la valorisation des données. Pour améliorer la portée de ces données.

RAQ (Réalité augmentée Québec)

Co-création d'environnement virtuel avec l'IA
Harold Dumur, président OVA ( en 2019, OVA a été nommée startup de l'année par l'OCTAS et OVA a reçu les Serious Play Awards en 2020)
En 2014, il fonde la compagnie OVA qui développe des produits liés à la réalité virtuelle et à l'intelligence artificielle. Il a créé Stellar X, qui sert à pouvoir rentrer dans environnements virtuels pour créer des objets avec des collègues qui sont ailleurs.
https://semainenumeriqc.com/pr...

Comme vous le voyez, la réalité augmentée et les environnements virtuels deviennent de plus en plus intéressants en relation avec l'intégration de l'IA.
Et des développements récents permettent de rendre ces technologies accessibles à plus de personnes puisqu'on parvient à contourner la nécessité de savoir programmer.

Éventuellement, ces enseignements me seront utiles pour mieux vous accompagner dans vos choix ou pour l'évaluation des avenues qui s'offrent à vous dans votre cheminement vers la transformation numérique. 
Et je pourrai répondre à vos questions sur les évènements que je vous présente ici si vous m'écrivez pour en savoir plus.

Un résumé des évènements du FIC auxquels j'ai assisté
Voici les évènements, faisant partie de la programmation du FIC spécifiquement (le 7 avril) auxquels j'ai pu assister :
Regard croisé sur la cocréation et l’innovation culturelle
https://semainenumeriqc.com/pro...
Isabelle Plouffe, ADN Culture Outaouais
Gisèle Henne, ADN Culture Laurentides

Monétisation et production de contenus sur les réseaux sociaux
https://semainenumeriqc.com/pro... 
Nellie Brière

Compétences: petit tour de piste sur le sujet pour mieux s’y retrouver
https://semainenumeriqc.com/pr...  
Maryse Gervais à distance et Andrès Cuellar en présence

Wiki expérience : s’outiller pour être mieux représenté
https://semainenumeriqc.com/pr... 
Jean-Robert Bisaillon
Martine Rioux
Frédérique Dubé
Animatrice

Google et le graal de la découvrabilité
Josée Plamondon 
https://semainenumeriqc.com/pr... 
Ce qu'il faut savoir pour bien aiguiller une initiative numérique, ainsi que les bonnes habitudes à adopter pour éviter les écueils du solutionnisme technologique.

Ce que j'ai retenu

Cocréation 
Apprendre à travailler avec des partenaires différents requiert de l'ouverture. 
Et un des défis les plus importants est de parvenir à s'entendre sur des objectifs communs, surtout lorsqu'il s'agit d'objectifs plus exigeants (comme viser la rentabilité pour les artistes) et auxquels on n'est pas familier (lorsqu'on est habitué de fonctionner sur la base de projets subventionnés).
Mais les fruits de ces expériences de partagent font en sorte que l'effort est récompensé. Autrement dit, le jeu en vaut la chandelle. 

Monétisation 
Le resserrement des réglementations concernant l'exploitation des données par les plateformes fera en sorte que celles-ci devront trouver d'autres stratégies que le ciblage extrêmement poussé (faisant appel à l'IA et aux données massives) pour améliorer la pertinence du placement publicitaire qu'elles peuvent offrir à leurs clients (les compagnies qui payent pour la promotion de leurs publications à vocation publicitaire). Par conséquent, elles feront preuve d'imagination pour multiplier les moyens d'aider les créateurs de contenus à monétiser leurs pratiques d'influenceurs. Ainsi les compagnies continueront de vouloir payer pour que leurs produits soient visibles sur ces plateformes en raison des influenceurs/créateurs de contenu qui les fréquentent (et qui attirent un important public). Or, comme il n'y a pas de définition très claire de ce qu'est un influenceur, tout créateur de contenu peut se qualifier pour ce titre, s'il ou elle crée assez de contenu qui attire un nombre suffisant d'abonnés. Et dans la mesure où il est possible d'identifier les segments du public auxquels appartiennent les spectateurs/admirateurs de ces créateurs de contenus, il devient intéressant pour les plateformes de leur offrir des moyens de monétiser la diffusion de leurs contenus. Car elles gagnent en retour un moyen très efficace de proposer un placement publicitaire de qualité pour leurs clientèles (en plus d'en tirer directement un revenu, dans la mesure où c'est le public qui paye pour visualiser ces contenus et qu'elles en tirent une commission, comme pour les confetti sur Tik Tok ou les étoiles sur Facebook). De ce point de vue les médias sont des joueurs qui pourraient essayer de tirer avantage de cette diversification des moyens d'être payé pour publier des contenus. Mais pour l'instant, les règles fixées par les plateformes font en sorte que c'est très difficile de se qualifier, surtout dans un marché restreint comme celui du Québec, étant donné que les volumes de contenu créé et de personnes visionnant ces contenus attendus sont trop élevés étant donné qu'ils ne sont pas ajustés pour tenir compte de notre réalité (densité plus faible de public qu'aux États-Unis ou en Chine, d'où viennent ces plateformes).

Compétence culture
Le travail de définition des compétences pertinentes à aller chercher pour les acteurs culturels requiert que l'on comprenne bien pour commencer ce qu'est une compétence. Il s'agit d'un savoir agir, certes, mais cela est complexe, notamment parce que les compétences ne se tiennent pas dans le vide : elles doivent être contextualisés et on doit tenir compte du fait que leur signification est susceptible d'évoluer (en même temps que le contexte, justement). Si le résultat escompté (lorsqu'on s'engage dans un processus d'acquisition de compétences) peut généralement se résumer à ceci : atteindre un plus haut degré d'efficacité dans l'action (pour améliorer notre capacité à atteindre les résultats voulus), il nous faut tenir compte de fait qu'il ne suffit pas de le souhaiter pour y arriver. Cela requiert des ressources internes à l'agent (qu'il mobilise ses savoirs préalables, incluant ses savoir faire et ses savoir être), et cela suppose de mobiliser des ressources externes à celui-ci également (outils, données, guides, réseau, etc.). Mais on oublie souvent un troisième ingrédient : la capacité à prendre du recul, à faire un effort de réflexion pour arriver à un certain niveau de distanciation permettant de bien apprécier les progrès que l'on a accomplis et ceux qui nous restent à faire.


Qu'il s'agisse de compétences traditionnelles ou numériques, le développement des compétences passe forcément par des niveaux. Et ce processus ressemble au cheminement dans une spirale qui monte en tournant. On passe ainsi d'une situation de base à une situation formative, en passant par une mise en situation (évènement qui est l'occasion de remise en question des routines et d'ajustements), des occasions de se projeter vers de nouvelles façons de faire (situation d'innovation), et une occasion de faire le points sur les apprentissages effectués (où on fait le bilan et où l'on conçoit des aspects de la compétences qui pourraient être améliorés). Fort de cette synthèse cognitive, on peut revenir vers des situations de base puisque la nouvelle compétence  a été intégrée et fait maintenant partie de notre savoir agir. En principe, on s'élève ainsi, de proche en proche, des compétences techniques vers les compétences transversales, ce qui correspond à un accroissement du niveau d'abstraction (et de généralité).


Et ce qui est intéressant avec la question de la définition des compétences, outre la reconnaissance qu'elles sont de nature à évoluer, c'est qu'il y a lieu de se poser vraiment la question : « de quoi parle-t-on ?». De sorte que même s'il y a des forces que l'on développe en acquérant des compétences qui peuvent nous servir dans différents contextes, il est important de rester conscients des différentes interprétations qui peuvent exister d'un même énoncé de compétence. Si on dit «faire du vélo», il ne s'agira pas des mêmes critères de réussite, selon qu'on veuille parler de la capacité à «se déplacer à bicyclette en respectant les usagers de la route et le code de la sécurité routière», ou qu'on veulle dire : «livrer du courrier à  bicyclette au centre-ville de Montréal avec efficacité». 
Dans un deuxième temps, Maryse Gervais nous a présenté la nouvelle plateforme Cultive, qu'elle a la responsabilité de faire advenir afin que Compétence culture puisse offrir un portail regroupant toutes les offres de formations pertinentes pour les acteurs de la culture au Québec.
Vidéo Facebook : Cultive, la plateforme du développement professionnel en culture, est un carrefour numérique, simple et convivial. 
Vitrine de l'offre de formation continue en culture...
SGA (Système de gestion des apprentissages)
Permet aux apprenants de constituer un portfolio de leurs apprentissages
Répertoire des formateurs et des formatrices
Centre de documentation, qui permet le partage des connaissances et la mise en réseau.
Comme le dit la directrice de Compétence culture, ce projet vise à répondre aux enjeux d'aujourd'hui, liés en grande partie au virage numérique.
Répond aux besoins liés à un monde en transformation
Dévoilement de l'identité visuelle de Cultive.
J'ai eu la chance de suivre le développement de ce projet en tant qu'ADN impliqué dans le chantier Compétences numériques.
Ils vont utiliser Moodle comme SGA mais j'ai demandé comment ils feraient pour la définition des critères d'évaluation des compétences et s'ils tiendraient compte de ce que les compétences peuvent représenter différents niveaux de difficulté à acquérir, outre le fait qu'on puisse les maîtriser à différents degrés. D'autre part, j'espère qu'il y aura une manière de nommer les compétences qui sera assez uniforme d'un «promoteur» à l'autre. Qui sait ? Peut-être que notre inventaire des compétences permettra de fournir un fondement pour le développement d'une telle nomenclature des compétences plus uniformisée.

Wiki expérience : s’outiller pour être mieux représenté

Martine Rioux, la responsable du transfert de connaissance pour la fin du premier mandat de trois ans du RADN témoignait du processus d'accouchement d'un wiki pour mettre en valeur les réalisations de notre communauté de pratique (au cœur desquelles se trouvent celles des chantiers). Je parle évidemment ici du Wiki du RADN qui vous fut présenté lors des infolettres précédentes et auquel je vous renvoie dans mon billet sur la 8e rencontre nationale des ADN puisqu'elle consista essentiellement à partager le fruit de cette opération de transfert de connaissances, dont ce wiki est le résultat (et le moyen).

 Sur son blogue, elle a publié un billet, intitulé Les dessous de la création du wiki, qui présente son point de vue sur cette expérience.

Les autres expériences wiki présentées furent celle de Frédérique Dubé, chargée du projet Créer du lien pour la littérature québécoise avec Rhizome, et de Jean-Robert Bisaillon, chercheur et consultant sur les métadonnées et la découvrabilité avec le LATTICE notamment, qui fut mandaté par l'AQM (Association québécoise des marionnettistes) pour élaborer une stratégie de positionnement de leurs membres sur le web au moyen des données structurées et liées. Dans ces deux derniers cas, c'est surtout Wikidata, le projet cousin de Wikipédia, qui est mobilisé comme tremplin vers la visibilité numérique des acteurs culturels d'ici.

Google et le Graal de la découvrabilité (contre le solutionnisme technologique)
Josée Plamondon a donné de nombreuses formations pendant les dernières années aux différents secteurs culturels pour leur enseigner le rôle des métadonnées dans la découvrabilité et l'importance de s'approprier des outils comme Schema.org, la norme développée par Google, Bing et un moteur de recherche russe pour aider à fournir des métadonnées facilement interprétables par leurs robots indexeurs, facilitant ainsi le travail de leurs moteurs de référencement.
Mais sa pensée a évolué à ce sujet. Si elle nous disait» en 2019 qu'il faut jouer le jeu de Schema.org, quitte à développer plus tard nos propres manières de nommer nos contenus au moyen de métadonnées constituées ici pour tenir compte des spécificités de notre réalité culturelle, elle en est arrivée à constater que Google lui-même ne se servait pas tant des métadonnées qu'il recommandait pour classer les contenus. Alors, elle propose plutôt de nous concentrer sur la bonne inscription des informations pertinentes en la place qui leur est due. Soit le titre, en h1, les informations sur les images dans la balise alt,
Pour résumer sa pensée :
«La source de l'information ce sera toujours un ensemble de textes regroupés sur des sites web.»
Concernant le solutionnisme technologique, elle cite une phrase du philosophe Evgueni Morozov qui résume de manière frappante cette posture idéologique : « Pour tout résoudre, cliquez ici ». Le sous-titre est « L'aberration du solutionnisme technologique ». Pour une revue de cet essai : https://journals.openedition.o... 
J'avais déjà en vent de son livre, Le mirage numérique (The Net Delusion) : dont le sous-titre français était «Pour une politique des big data». Le sous-titre anglais est plus éloquent : «The Dark Side of Internet Freedom »
En passant, en anglais, le sous-titre du livre que nous propose ici Josée Plamondon est « Technology, Solutionism, and the Urge to Fix Problems that Don't Exist »...
Pour développer cette idée de manière plus constructive, Josée Plamondon formule les choses de cette façon :
« Une solution n'est qu'un moyen : si on n'a pas pensé stratégie et à comprendre nos publics, on va concevoir un outil dans lequel on va mettre tous nos espoirs et on va avoir de grandes déceptions. D'autant plus que la technologie ça change tout le temps.»

Rappel de l'essentiel
Elle nous rappelle finalement de ne jamais oublier l'essentiel:

Contenu textuel Données
Sujets Entités
Attention d'une audience Réutilisation
Composition éditoriale Structure logique
Nuance Standardisation

Et comme aide-mémoire, elle nous propose le vade-mecum suivant :

En vue d'atteindre le véritable Graal de la découvrabilité soit le fait d'être reconnu comme créateur de contenu digne de confiance, on doit travailler afin d'arriver à faire en sorte que nos contenus incarnent cette sainte-trinité :
Autorité, expertise, fiabilité

Et pour ce faire, il y a des principes simples que l'on peut appliquer, qui sont bien connus, et auxquels il est important de revenir religieusement:

  • Un sujet = une page
  • Titre principal = URL
  • Description du sujet
  • Rédaction de l'information
  • Importance de la structure et de la hiérarchisation des titres
  • Liens internes 
  • Liens externes 

Et j'ajouterais, encore une fois, le contenu des balises 'Alt' en lien avec les images.

Conclusion

Il me reste jusqu'au 8 juillet pour revisionner les conférences, panels et tables rondes enregistrés lors de cette 6e édition de la Semaine numériQc.
Si j'ai la chance, j'en écouterai d'autres et vous en ferai part.
Si certains de ces évènements vous paraissent particulièrement intéressants et que vous souhaiteriez que je les réécoute en priorité, n'hésitez pas à m'en faire part.

Et pour terminer : un aperçu du public lors du panel Wiki expériences. Les ADN y sont bien représentés. On y voit aussi Antoine Beaubien qui nous a aidés pour le transfert de données en lots avec le chantier Compétences numériques. 

Nous n'étions pas très nombreux. Mais il y avait beaucoup plus de personnes qui y assistaient en ligne. Comme quoi le «retour vers la présence» est toujours... en cours !